Genre : Tutoriel théâtral pour réussir sa mort et celles des autres (2020)
 

 

 « Je voulais parler de la mort,

mais la vie a fait irruption, comme d’habitude »

Virginia Woolf



Le jour de votre mort, les membres de votre famille, vos amis, vos collègues de travail se réuniront. Ils viendront peut-être de loin pour vous. Ils prendront un jour de congé. Ils échangeront leurs souvenirs, leurs anecdotes. Ils pleureront, ils riront, ils mangeront ensemble. Peut-être que malgré la tristesse et le désespoir, ils parviendront à rendre cet événement inoubliable, pour vous, à votre mémoire.

Ça sera peut-être le plus beau jour de votre vie et vous ne serez pas là!

Entre le fantasme transhumaniste de vaincre la mort, l’injonction au deuil et l’aseptisation médicale de la fin de vie,  la mort semble vouloir disparaitre de nos existences. Pourtant, malgré la rationalité, la standardisation des procédés funéraires, malgré les avancées technologiques des chambres de cryogénisation, nous continuons à mourir. Et le souvenir de nos disparus continue à nous hanter.

Où sont passés nos fantômes ? Dans les limbes dela Divine comédie de Dantes ou dans le scroll d’un profil Facebook ?

Hiboux est une messe contemporaine qui explore nos manières de faire du rite, nos représentations du deuil.

Hiboux est aussi une histoire chorale qui nous raconte et nous invente.


Autour d’une table ronde, trois musiciens/comédiens et un conseiller funéraire explorent les relations qui nous unissent aux disparus. 

Ils invitent le spectateur à plonger dans un monde où vivants et morts bricolent, à partir de leurs héritages, pour leur permettre de mieux vivre ensemble. On y parle avec tendresse et humour de la mort, de croyances, de rites et cérémonies, de spiritisme, de passé

et de futur, d’immortalité et d’éternité.


Hiboux sera l’occasion d’enterrer collectivement un spectateur, d’échanger avec  Gilles Deleuze, Thomas Edison ou Victor Hugo et de rencontrer le fantôme que nous allons devenir.

Et l'avantage de faire un spectacle sur la mort, c'est que personne ne sait ce qu'il y a après, alors on peut dire ce qu'on veut. 

 

 MISE EN SCÈNE : Nicolas Chapoulier ECRITURE : Les 3 Points de suspension DISTRIBUTION : Jeu: Jérôme Colloud, Renaud Vincent, Cédric Cambon. Création musicale et habillage sonore : Jérôme Colloud, Renaud Vincent,  Scénographie et costumes: Cédric Cambon, Gael Richard et Sophie Deck.
Administration : Lorène Bidaud, Diffusion : Neyda Paredes. 
 
La compagnie est conventionnée par : le Ministère de la Culture-DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Subventionnée par : le département de la Haute-Savoie, soutenue par la Ville de Saint-Julien-en-Genevois. Aides à la création et co-productions : DGCA, Pôle arts de la scène-Friche-la Belle de Mai, Marseille, Groupe des 20-Scènes publiques-Auvergne-Rhône Alpes-Espace Malraux-Scène Nationale de Chambéry et de Savoie, Château Rouge-Annemasse. Résidences : Citron Jaune-CNAREP,
Le 3bisF - Aix-en-Provence, Les Ateliers Frappaz – CNAREP, CPPC - Rennes, Lieux Publics – centre national de création en espace public, Marseille, Atelier 231-CNAREP,
L’Abattoir-CNAREP, Superstrat - Regards et Mouvements, Karwan-Cité des arts de la rue - Marseille, La Bobine - Grenoble, Cie Happés, La Déferlante-Notre Dame de Monts. 
Remerciements : Caty Avram-Generik Vapeur.

© Photo : Sylvain marchand et Michel Wiart